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reste futile |
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Je suis en profond désaccord avec les propos de Thérèse Daviau, qui appuyait la Loi sur les armes à feu (C-68) dans Le Devoir du 13 juillet. Les lois adoptées depuis le drame de Polytechnique instituent non pas une culture de paix mais plutôt une culture de surveillance. Dans ce pays, je croyais qu'on ne condamnait pas les gens pour des crimes potentiels, seulement pour ceux qu'ils ont bel et bien commis. Les intentions les plus louables ne sauraient justifier de déroger à ce principe fondamental sur lequel ont été édifiées nos sociétés dites libres. J'ai pourtant été fichée avec deux millions d'autres Canadiens sous prétexte que je suis une menace en puissance pour la société, pour ma famille, voire pour... moi-même ! Les lois actuelles sont sans doute motivées par de bons sentiments, mais en voilà bien le seul mérite. Leur futilité en matière de prévention des morts violentes est notoire dans la littérature criminologique et sociologique. Mais parce que je possède un fusil de chasse, ma vie privée sera scrutée tous les cinq ans. Je n'ai, à ce que je sache, commis aucun crime; je suis tout de même traitée en criminelle et en irresponsable. En ce sens, les dernières lois sur les armes sont tout à fait contraires aux traditions canadiennes. Claire Joly
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Récompensé en 1993 par l'American Society of Criminology (En anglais) |
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